dimanche 8 février 2026
Crédit photo : Alliance Police nationale

Paris : manifestation nationale Alliance pour la police le 31 janvier 2026

par La Rédaction
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Près de 20 000 personnes ont manifesté samedi à Paris à l’appel du syndicat Alliance Police nationale pour alerter sur l’insécurité et la dégradation des conditions de travail. Des rassemblements similaires se sont tenus dans une vingtaine de villes de France, dont Lyon et Nice.

Mobilisation citoyenne et policière dans toute la France

Le mouvement a débuté samedi à 11h00 dans vingt-quatre villes du territoire, dont Lille, Marseille, Nantes et Strasbourg. À Paris, le cortège s’est élancé de la place de la Bastille en direction de la place de la Nation. Selon les organisateurs, entre 15 000 et 20 000 manifestants étaient présents dans la capitale derrière une banderole réclamant : Citoyens avec la police, stop à l’insécurité, stop à l’impunité.

À Lyon, environ 1 500 personnes ont défilé selon les premières estimations. À Nice, plusieurs centaines de manifestants se sont réunis place Masséna. Les participants ont dénoncé un manque de moyens humains et matériels face à une délinquance jugée de plus en plus violente.

Un cri d’alerte des syndicats et des élus

Fabien Vanhemelryck, secrétaire général d’Alliance Police nationale, a pointé une situation devenue très grave lors d’interventions médiatiques précédant le rassemblement. La police nationale ne peut plus faire son métier dans des conditions normales, a-t-il déclaré, dénonçant également une clémence globale de la justice. Gaëlle James, secrétaire générale du syndicat Synergie officiers, a pour sa part fustigé un manque d’effectifs patent.

La mobilisation a été largement investie par des personnalités politiques de droite et d’extrême droite. À Paris, Sarah Knafo, Thierry Mariani et Marion Maréchal ont été aperçus dans le cortège. À Nice, le maire Christian Estrosi (Horizons) a défilé aux côtés d’Éric Ciotti (UDR) et de députés du Rassemblement national.

Neutralité du ministère de l’Intérieur

Bien qu’invité par le syndicat organisateur, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez n’a pas participé aux rassemblements. Le locataire de la place Beauvau avait précisé dès vendredi qu’il ne s’y rendrait pas, invoquant un devoir de neutralité lié à sa fonction.

Des contre-manifestations organisées par des collectifs dénonçant les violences policières ont également eu lieu ce samedi dans plusieurs villes, notamment à Nantes et Bordeaux, sans que des incidents majeurs ne soient signalés en début d’après-midi.

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