lundi 16 mars 2026
Laurent Nuñez prône un choc d'autorité face à la violence des mineurs

Laurent Nuñez prône un choc d’autorité face à la violence des mineurs

par Rédaction Figures Publiques
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Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a réaffirmé sa volonté de durcir la réponse pénale et sécuritaire face à la violence des mineurs ce lundi 9 février 2026. Intervenant sur BFMTV, le locataire de Beauvau a plaidé pour un « choc d’autorité », ouvrant la voie à une remise en cause de principes juridiques fondamentaux comme l’excuse de minorité.

Selon le ministre, la part des mineurs dans la délinquance globale baisse depuis 2016, mais la gravité des actes, elle, s’accentue. Il souligne notamment une présence accrue des armes blanches aux abords des établissements scolaires, précisant que 525 élèves ont été contrôlés en possession d’un couteau entre mars et décembre 2025. D’après Laurent Nuñez, cette violence s’exprime désormais pour des « motifs extrêmement futiles » et nécessite une réponse immédiate. Il a confirmé le maintien de 1 500 opérations de contrôle mensuelles sur l’ensemble du territoire national.

Au-delà du volet opérationnel, le ministre a porté le débat sur le terrain législatif en suggérant d’envisager la suppression de l’excuse de minorité. Ce principe constitutionnel permet actuellement de diviser par deux les peines encourues par les mineurs. Cette prise de position intervient après plusieurs faits divers graves, dont l’agression à l’arme blanche d’une enseignante à Sanary-sur-Mer le 3 février dernier. Le ministre estime que l’évolution des profils de délinquants, de plus en plus jeunes et impliqués dans des crimes violents ou des cambriolages (un mis en cause sur trois), impose de réinterroger ce cadre protecteur.

Sur le plan politique, Laurent Nuñez a également assumé sa décision de classer La France insoumise (LFI) à l’extrême gauche pour les élections municipales de mars 2026. Il justifie ce choix par un « faisceau d’indices », citant notamment les critiques systématiques du parti envers la police et l’autorité judiciaire. Alors que LFI a déposé un recours devant le Conseil d’État, le ministre a martelé qu’il ne s’agissait pas d’une décision arbitraire mais d’une application rigoureuse des étiquettes politiques basées sur les valeurs républicaines universalistes.

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