Dans un rapport publié le 13 janvier 2026, INSEE fait état d’un recul inédit de la natalité en France. Pour la première fois depuis la Première Guerre mondiale, le nombre de décès dépasse celui des naissances, avec un solde naturel négatif estimé à environ 6 000 personnes.
L’indicateur conjoncturel de fécondité poursuit sa baisse. Il s’établit à 1,56 enfant par femme en 2025, contre 1,61 en 2024. Sur les trois dernières années, le recul est continu : – 6,6 % en 2023, – 2,8 % en 2024 et – 2,1 % en 2025, traduisant une contraction durable du nombre de naissances.
Parallèlement, le taux de mortalité a augmenté de 1,5 % par rapport à 2024. Malgré ce solde naturel négatif, la population française continue toutefois de progresser légèrement, avec une hausse de 0,25 % sur un an. Cette évolution s’explique principalement par le solde migratoire, provisoirement évalué à 176 000 personnes pour 2025, selon BFMTV.

Ces évolutions démographiques ne sont pas sans conséquences. La baisse de la natalité, combinée à la hausse de la mortalité, accélère le vieillissement de la population française et modifie durablement la structure par âge.
À moyen terme, cette tendance pourrait entraîner une diminution du nombre d’actifs, avec des répercussions sur le financement des retraites, de l’assurance maladie et de la prise en charge de la dépendance. Plusieurs secteurs déjà sous tension, comme la santé, l’aide à domicile ou l’éducation, pourraient également être confrontés à des difficultés accrues de recrutement.

Au-delà du constat statistique, cette situation soulève des enjeux économiques et politiques majeurs, appelant des réponses structurelles de la part des pouvoirs publics.
