L’animateur Jean-Marc Morandini a annoncé vendredi 30 janvier 2026 qu’il renonçait à saisir la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Cette décision marque la fin d’une procédure judiciaire entamée il y a dix ans, après que la Cour de cassation a rendu sa condamnation définitive le 14 janvier dernier.
Le pourvoi en cassation de l’animateur avait été rejeté, confirmant la peine prononcée en appel le 21 mars 2025. Jean-Marc Morandini est condamné à deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende pour corruption de mineurs. Les faits concernent des messages à caractère sexuel envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016. La justice a également prononcé une interdiction définitive d’exercer toute profession impliquant un contact avec des mineurs et confirmé son inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS).
Dans un message publié sur le réseau social X, l’animateur de 60 ans exprime ses profonds regrets concernant les échanges qui lui sont reprochés et l’impact qu’ils ont pu avoir sur les victimes. Il sollicite désormais une seconde chance de la part du public. Cette annonce intervient alors que son maintien à l’antenne sur la chaîne CNews fait l’objet de vives tensions internes. Plusieurs figures de la rédaction, dont Sonia Mabrouk, Pascal Praud et Laurence Ferrari, ont exprimé publiquement leur malaise ou leur désapprobation face à cette situation.
Malgré ces condamnations, la direction du groupe Canal+ a réaffirmé son soutien à l’animateur, invoquant les audiences de son émission pour justifier son maintien. Outre ce dossier, Jean-Marc Morandini a également vu sa condamnation pour harcèlement sexuel devenir définitive le 22 janvier 2026, après s’être désisté de son pourvoi en cassation dans cette seconde affaire. Le contentieux judiciaire de l’animateur est désormais clos sur le plan national et international.
