5 novembre 2025. Après 1 277 jours de détention, Cécile Kohler et Jacques Paris ont quitté la prison d’Evin et se trouvent à la Résidence de France à Téhéran. Leur statut reste conditionnel selon les autorités iraniennes, et leur retour n’est pas encore fixé.
Après 1 277 jours détenus, Cécile Kohler et Jacques Paris ont quitté la prison d’Evin. Libération conditionnelle selon Téhéran, retour non daté.
Emmanuel Macron a annoncé mardi soir la sortie de prison du couple, détenu depuis mai 2022 pour des accusations d’espionnage. Le chef de l’État a salué une « première étape », tandis que le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a confirmé qu’ils sont « en sécurité » à la résidence de l’ambassadeur, sous suivi consulaire renforcé.
La libération est conditionnelle
Selon la diplomatie iranienne, il s’agit d’une mise en liberté « sous caution », avec maintien d’un contrôle judiciaire jusqu’aux prochaines échéances de procédure. Concrètement, les deux Français restent pour l’instant empêchés de quitter l’Iran. Côté français, on parle d’une étape vers une « libération définitive », sans calendrier public pour un rapatriement.
Mi-octobre, un tribunal iranien avait prononcé de très lourdes peines à l’encontre de Cécile Kohler et Jacques Paris, respectivement 20 et 17 ans d’emprisonnement, sur fond d’accusations d’espionnage au profit de services français et israéliens. Paris a constamment dénoncé des charges « arbitraires » et des détentions s’apparentant à une prise d’otages d’État.
Réactions en France
Dans l’hémicycle, les députés se sont levés pour applaudir après l’annonce. Plusieurs responsables politiques, de la majorité comme de l’opposition, ont exprimé un « immense soulagement ». Les avocats des familles ont toutefois rappelé que « pour l’instant, ils ne sont pas libres » au sens plein du terme.
Trois ans et demi d’épreuve
Arrêtés le 7 mai 2022 en fin de séjour touristique, Kohler et Paris étaient devenus les deux derniers Français officiellement détenus en Iran. Leur détention a duré 1 277 jours, une chronologie qui a suscité une mobilisation durable d’associations, d’élus et de proches, jusque sur les grilles de l’Assemblée nationale où leurs portraits ont été affichés au printemps.
Quelles suites diplomatiques
Ces derniers mois, Téhéran avait publiquement évoqué la possibilité d’un arrangement impliquant une étudiante iranienne poursuivie en France, avant que la justice française ne décide d’un contrôle judiciaire dans l’attente d’un procès. Les autorités françaises ne confirment pas de lien direct, mais les négociations se poursuivent.
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