Compagnon de lutte de Missak Manouchian au sein des FTP-MOI, le résistant Robert Birenbaum est décédé à 99 ans. Emmanuel Macron salue « un homme de dévouement » et « un exemple pour tous ».
Le résistant Robert Birenbaum, frère d’armes de Missak Manouchian, est mort samedi 22 novembre 2025 à l’âge de 99 ans, a annoncé son fils Guy sur le réseau X. Né à Paris en 1926 dans une famille juive originaire de Pologne, il rejoint très jeune les rangs de la Résistance, au sein des Jeunesses communistes puis des Francs-tireurs et partisans – Main-d’oeuvre immigrée (FTP-MOI). Entré en Résistance à 16 ans, aux côtés notamment de Missak Manouchian et de Marcel Rajman, il fait partie des plus jeunes engagés de ce groupe de combattants étrangers qui choisirent de se battre pour la France.
Dimanche 23 novembre, Emmanuel Macron lui a rendu hommage sur X, saluant « un homme de dévouement » et « un exemple pour tous ». « Robert Birenbaum était entré en Résistance à 16 ans, aux côtés de Missak Manouchian et de Marcel Rajman. Il avait ainsi porté au plus haut la lutte pour la Liberté, l’Égalité et la Fraternité. Homme de dévouement, il fut toute sa vie fidèle à cet engagement initial », a écrit le chef de l’État, qui a adressé ses condoléances à sa famille. L’Élysée a également publié un texte rappelant que sa disparition est « celle d’un siècle de combats et d’idéaux, devant lequel la Nation s’incline avec reconnaissance ».
Quatre-vingts ans après l’exécution au mont Valérien de Missak Manouchian et de vingt-trois de ses camarades, ces figures de la Résistance étrangère ont fait leur entrée au Panthéon le 21 février 2024. Ce jour-là, Robert Birenbaum avait eu, selon les mots de son fils, « l’immense honneur de gravir les marches du Panthéon au bras du président de la République ». « Il va rejoindre enfin sa Tauba bien-aimée », a écrit Guy Birenbaum en évoquant son épouse, rencontrée le 25 août 1944, jour de la Libération de Paris, avec laquelle il partagea sa vie jusqu’au décès de celle-ci en 2009.
Après la guerre, Robert Birenbaum avait choisi une existence discrète, loin des fonctions politiques, exerçant le métier de maroquinier et tenant un magasin à Paris, tout en continuant à témoigner ponctuellement dans les écoles, les médias et les cérémonies mémorielles. Installé une partie de l’année à Beaulieu-sur-Mer, il avait encore livré ses souvenirs de Résistance dans un livre et des entretiens récents, rappelant inlassablement la nécessité de transmettre ce que furent l’Occupation, la persécution des juifs et le choix de l’engagement. Avec sa mort, la France perd l’un de ses derniers grands témoins directs des combats de la Résistance intérieure.
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