Accueil FranceChoose France : les régions demandent à l’État de « lâcher du lest »

Choose France : les régions demandent à l’État de « lâcher du lest »

par Rédaction Figures Publiques

Au sommet « Choose France – Édition France », les présidents de région appellent l’État à leur faire confiance et à simplifier les procédures pour accélérer les projets industriels.

Les présidents de région ont profité du sommet Choose France pour adresser un message clair à l’État: « Faites-nous confiance ». Lors de la plénière de clôture, aux côtés du ministre de l’Économie et des Finances Roland Lescure, Valérie Pécresse (Île-de-France), Franck Leroy (Grand Est), Jérôme Durain (Bourgogne-Franche-Comté) et Xavier Bertrand (Hauts-de-France) ont plaidé pour une vraie simplification des procédures et un rôle renforcé des territoires dans la politique industrielle.

Un message politique adressé à Paris et aux entreprises

Dans ce message diffusé par l’association Régions de France, qui représente les 18 régions métropolitaines et ultramarines, les élus résument leur position: les régions sont en première ligne sur l’emploi, la formation, l’aménagement et l’accompagnement des entreprises, mais restent trop souvent contraintes par la lourdeur de l’appareil central.

Les présidents de région rappellent aussi le rôle du préfet de région et des services déconcentrés de l’État (Dreets) comme interlocuteurs quotidiens des exécutifs régionaux. Ils demandent que Paris « lâche du lest » sur les procédures, en particulier pour accélérer l’implantation ou l’extension de grands projets industriels, souvent freinés par les délais administratifs, les autorisations multiples et la complexité des dispositifs d’aide.

Les régions en « ensembliers » de la compétitivité

Dans cette séquence, les régions se présentent comme des « ensembliers » de la compétitivité, capables d’articuler plusieurs politiques publiques stratégiques pour les entreprises: formation professionnelle, orientation, infrastructures, aménagement du territoire, numérique, mais aussi lien direct avec les programmes européens.

L’enjeu, pour ces exécutifs, est double. D’abord, rappeler que l’attractivité ne se joue pas uniquement à Versailles ou à Bercy, mais dans les territoires où viennent s’implanter les usines, les data centers, les sites logistiques ou les centres de R&D. Ensuite, faire valoir que la proximité avec les entreprises et les élus locaux leur donne une meilleure lecture des besoins concrets: foncier, formation ciblée, transports, énergie, logement pour les salariés.

« Nous ne pouvons plus être une Europe naïve »

Les régions ne se contentent pas d’interpeller Paris. Elles se disent prêtes à « faire entendre la voix des régions industrielles » à Bruxelles, face à ce qu’elles qualifient d’Europe « naïve » dans la bataille mondiale pour la compétitivité. En clair, elles plaident pour un cadre européen plus protecteur et plus offensif vis-à-vis des politiques américaines et chinoises de soutien massif à l’industrie.

En revendiquant leur ancrage industriel et leur rôle de relais entre entreprises et institutions européennes, les régions cherchent à s’installer comme acteurs incontournables du couple attractivité–réindustrialisation. Reste à savoir si l’État acceptera réellement de partager davantage le volant, alors que le sommet Choose France reste, à ce stade, une vitrine très pilotée depuis l’Élysée et Bercy.

Cet article vous a-t-il été utile ?
Oui0Non0

En savoir plus sur Figures Publiques

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

-
00:00
00:00
Update Required Flash plugin
-
00:00
00:00

Blocage de publicités détecté

Merci de nous soutenir en désactivant votre extension AdBlocker pour notre site web.