Accueil FranceAgressions sexuelles présumées : Jean Vincent Placé renvoyé en procès pour des faits commis en Corée du Sud

Agressions sexuelles présumées : Jean Vincent Placé renvoyé en procès pour des faits commis en Corée du Sud

par Rédaction Figures Publiques

L’ancien secrétaire d’Etat écologiste Jean Vincent Placé sera jugé à Paris pour deux agressions sexuelles présumées sur deux femmes, pour des faits survenus en 2016 et 2017 en Corée du Sud. L’ordonnance de renvoi suit les réquisitions du parquet de Paris, mais la date du procès n’est pas encore fixée.

Les enquêteurs se sont d’abord penchés sur la plainte d’une ex collaboratrice, qui travaillait avec lui au Sénat puis au secrétariat d’Etat à la Réforme de l’Etat et à la Simplification. Elle l’accuse de lui avoir touché les seins à l’arrière d’une voiture lors d’une soirée à Séoul en 2016, dans un contexte d’alcoolisation. Le parquet souligne le caractère « précis et constant » de ses déclarations, corroborées par l’un des témoins présents dans le véhicule, et a également retenu à son sujet des faits de harcèlement sexuel sur plusieurs mois.

Une deuxième femme décrit des gestes similaires lors d’une soirée organisée en marge de la journée internationale de la francophonie, toujours en Corée du Sud, en 2017: attouchements sur les seins et les cuisses, et tentative de lui saisir la main pour la placer entre ses jambes. Elle a rapidement rapporté ces faits à plusieurs proches, ce que le ministère public met en avant dans le dossier.

Jean Vincent Placé conteste les accusations. Devant le juge d’instruction, il a nié toute agression sexuelle, reconnu certains comportements « inappropriés » mais mis en avant le contexte d’alcoolisation et affirmé ne pas se souvenir de l’ensemble des scènes décrites par la deuxième plaignante. Ses avocats n’ont pas souhaité commenter à ce stade.

Ce futur procès s’inscrit dans la continuité d’un parcours judiciaire déjà chargé. L’ex élu a été condamné en 2018 à trois mois de prison avec sursis et 1 000 euros d’amende pour violences et outrages lors d’une soirée alcoolisée à Paris. En 2021, il a également écopé d’une amende pour harcèlement sexuel à l’encontre d’une gendarme affectée à la sécurité de son logement de fonction quand il était membre du gouvernement.

Pour les deux plaignantes, soutenues par leur avocat, l’ouverture de ce procès doit permettre un examen public des faits dans le cadre d’une affaire qui s’inscrit, selon plusieurs observateurs, parmi les rares volets clairement identifiés du mouvement MeToo en politique française. Jean Vincent Placé bénéficie toutefois, comme tout justiciable, de la présomption d’innocence jusqu’au verdict.

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