L’affaire Jeffrey Epstein désigne le vaste réseau de trafic sexuel de mineures et de corruption orchestré par le financier américain Jeffrey Epstein, retrouvé mort en prison en 2019. Début 2026, la publication par le ministère de la Justice américain de plusieurs millions de documents confidentiels a relancé l’intérêt pour les connexions françaises de l’homme d’affaires, mettant particulièrement en lumière les liens entretenus avec l’ancien ministre de la Culture Jack Lang et sa fille, Caroline Lang.
Des relations amicales et diplomatiques
Les documents révèlent une proximité notable entre Jack Lang et Jeffrey Epstein sur plusieurs années. Les échanges de courriels détaillent des invitations à des événements culturels à Paris, des services logistiques et des rencontres amicales. Jack Lang a déclaré assumer ces relations passées, affirmant qu’à l’époque, rien ne laissait présager les activités criminelles du milliardaire, qui fréquentait alors de nombreuses figures du milieu intellectuel et politique français.
Les volets financiers et la démission de Caroline Lang
L’implication de Caroline Lang apparaît plus structurelle selon les dossiers exploités par des médias d’investigation comme Mediapart. Elle aurait cofondé en 2016 une société offshore baptisée Prytanee LLC, domiciliée aux îles Vierges, avec le soutien financier de Jeffrey Epstein. Les archives indiquent également sa présence sur un testament financier signé par le milliardaire deux jours avant son suicide, lui promettant une somme de cinq millions de dollars, un legs dont elle affirme avoir ignoré l’existence. À la suite de ces révélations en février 2026, Caroline Lang a démissionné de ses fonctions de déléguée générale du Syndicat des producteurs indépendants (SPI).
Conséquences et cadre institutionnel
Bien que la présence de noms dans les archives de la justice américaine ne constitue pas en soi une preuve de complicité criminelle, ces révélations ont suscité un débat sur l’influence du financier au sein des élites françaises. En réaction, des propositions de commissions d’enquête parlementaires ont été formulées à l’Assemblée nationale pour étudier d’éventuels faits d’ingérence ou de financements liés à ce réseau.
