Le groupe informatique Capgemini a annoncé ce mardi 20 janvier 2026 un projet de restructuration visant jusqu’à 2 400 postes en France. Cette décision s’inscrit dans un contexte de ralentissement de l’activité industrielle et d’accélération des mutations liées à l’intelligence artificielle.
Le géant français des services numériques, qui emploie 35 000 collaborateurs dans l’Hexagone, prévoit de supprimer environ 7% de ses effectifs nationaux. Selon un communiqué transmis à l’AFP, cette mesure répond à un environnement économique marqué par une croissance modérée et des difficultés sectorielles, notamment dans l’industrie et l’automobile. La direction justifie cette transformation par la nécessité d’adapter ses filières aux nouvelles exigences technologiques, en particulier l’intelligence artificielle générative et les services liés au cloud.
La procédure repose exclusivement sur le volontariat. L’entreprise indique qu’elle privilégiera deux axes pour les salariés concernés par ces mutations. Le premier concerne la reconversion interne vers des métiers jugés prioritaires au sein du groupe. Le second repose sur la mise en place d’un dispositif de rupture conventionnelle collective pour les agents souhaitant quitter la structure. Ce projet doit désormais faire l’objet de négociations avec les organisations syndicales afin de définir les modalités précises de l’accord et les mesures d’accompagnement social.
Bien que Capgemini ait affiché une progression globale de son chiffre d’affaires de 2,9% au troisième trimestre, ses performances en France et en Europe marquent le pas. Le groupe, qui emploie 355 000 personnes à l’échelle mondiale selon les chiffres arrêtés au 30 septembre, souligne que certaines de ses filières sont directement impactées par l’évolution de la demande client. Cette annonce intervient alors que le secteur technologique subit une réorganisation profonde de ses compétences face à l’automatisation croissante des tâches de programmation et de gestion de données.
