lundi 16 mars 2026
Gisèle Pelicot : mémoires sur le procès d’Avignon, sortie le 17 février

Gisèle Pelicot : mémoires sur le procès d’Avignon, sortie le 17 février

par Stéphane Milando
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Gisèle Pelicot, figure du procès historique des viols organisés par son ex-mari à Avignon en 2024, publie ses mémoires, Et la joie de vivre, le 17 février chez Flammarion. Dans des extraits révélés par Le Monde mardi 10 février, elle revient sur son choix d’un procès public et sur l’horreur des révélations policières. Elle accordera sa première interview télévisée ce mercredi 11 février dans La Grande Librairie sur France 5.

Le choix d’un procès public

Gisèle Pelicot, 70 ans, explique dans ses mémoires pourquoi elle a refusé le huis clos lors du procès d’Avignon en 2024, un procès marqué par l’ampleur des faits et le nombre d’accusés. « Si j’avais eu vingt ans de moins, je n’aurais peut-être pas osé refuser le huis clos. J’aurais craint les regards, ces fichus regards avec lesquels une femme de ma génération a toujours composé », confie-t-elle dans un extrait publié par Le Monde.

« Peut-être la honte s’en va-t-elle d’autant plus facilement qu’on a 70 ans, et que plus personne ne fait attention à vous. Je n’avais pas peur de mes rides, ni de mon corps », écrit-elle, soulignant son refus de se cacher malgré la pression médiatique et judiciaire.

La découverte des preuves

Dans son récit, coécrit avec la journaliste Judith Perrignon, Gisèle Pelicot décrit son incrédulité face aux preuves présentées par la police. En 2020, au commissariat de Carpentras (Vaucluse), le sous-brigadier Laurent Perret lui montre des photos et vidéos la représentant, inerte, lors des viols sous soumission chimique. « Je ne reconnaissais pas les individus. Ni cette femme. Elle avait la joue si flasque. La bouche si molle. C’était une poupée de chiffon », témoigne-t-elle.

« C’est votre chambre. C’est bien vos lampes de chevet ? », insiste le policier. « Et alors ? Ce n’est pas moi, inerte sur ce lit. C’est un photomontage », répond-elle, sous le choc. Le policier révèle alors l’ampleur des faits : « Cinquante-trois hommes seraient venus chez nous pour me violer ». Une psychologue est immédiatement appelée à ses côtés.

L’effondrement des certitudes

Gisèle Pelicot évoque aussi le moment où elle apprend, en octobre 2022, que Dominique Pelicot est suspecté du meurtre de Sophie Narme à Paris en 1991 et d’une tentative de viol en Seine-et-Marne en 1999. « Chaque mot qu’il allait prononcer allait finir de déchirer ma vie », écrit-elle, après un appel du pôle « cold cases » de Nanterre.

« J’avais le souffle court. Le buste si raide qu’il en devenait douloureux. Tantôt un corps sans tête courant après l’idée que j’aurais pu le sauver de ses démons. Tantôt rongée de honte, une femme stupide qui s’était laissé manipuler », confie-t-elle, décrivant son état après l’interrogatoire des policiers de Nanterre à la gendarmerie de Saint-Martin-de-Ré (Charente-Maritime).

Un récit attendu

Et la joie de vivre paraîtra le 17 février 2026 chez Flammarion, avec une sortie simultanée dans 22 langues. Gisèle Pelicot, devenue une icône mondiale de résilience, s’exprimera pour la première fois à la télévision ce mercredi 11 février dans La Grande Librairie sur France 5.


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ISBN : 208049726X – EAN : 9782080497260 – Nombre de pages : 320

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