lundi 9 février 2026
Sénat : Sandrine Josso interpelle Gérard Larcher après la condamnation de Joël Guerriau

Sénat : Sandrine Josso interpelle Gérard Larcher après la condamnation de Joël Guerriau

par Rédaction Figures Publiques
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La députée de Loire-Atlantique Sandrine Josso a adressé un courrier au président du Sénat, Gérard Larcher, pour dénoncer son absence de soutien et les dysfonctionnements institutionnels entourant l’affaire Joël Guerriau. Cette interpellation intervient jeudi 29 janvier 2026, deux jours après que l’ancien sénateur a été condamné en première instance à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, pour avoir drogué la parlementaire à son insu en novembre 2023. Joël Guerriau a annoncé son intention de faire appel de ce jugement.

Dans cette lettre consultée par franceinfo, Sandrine Josso exprime une profonde déception face à l’attitude du deuxième personnage de l’État. Elle affirme avoir attendu un signe de sa part depuis plus de deux ans et souligne que ce silence l’interroge encore aujourd’hui. L’élue regrette notamment que le président de la chambre haute n’ait jamais pris le temps d’échanger avec elle lors de ses venues au palais du Luxembourg, effectuées dans le cadre de sa mission gouvernementale sur la soumission chimique.

La députée précise avoir sollicité Gérard Larcher par l’intermédiaire de son avocat pour qu’il saisisse le comité de déontologie du Sénat, conformément au règlement intérieur de l’institution, sans obtenir gain de cause. Elle relaie par ailleurs des accusations de pressions institutionnelles. Selon des informations de Mediapart mentionnées dans le courrier, le Sénat aurait tenté d’intervenir auprès de l’Arcom pour mettre en garde l’émission « Complément d’enquête », qui consacrait un reportage à l’affaire et aux témoignages d’autres victimes potentielles.

Sandrine Josso demande désormais à la présidence du Sénat de mettre en œuvre des actions concrètes pour mettre fin à ce qu’elle qualifie de graves dérives répétées. De son côté, Gérard Larcher a réagi aux critiques lors d’un entretien accordé à RTL. Le président du Sénat a rappelé que l’institution avait facilité les éléments de l’enquête judiciaire et les perquisitions. Il a toutefois souligné qu’il ne disposait pas du pouvoir juridique de démettre un parlementaire de ses fonctions, une prérogative relevant exclusivement du Conseil constitutionnel.

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