jeudi 12 mars 2026
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Procès en appel de Marine Le Pen : le verdict du 7 juillet pourrait mettre fin à ses ambitions présidentielles

par Rédaction Figures Publiques
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Le 7 juillet, la cour d’appel de Paris rendra son verdict dans l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national, un jugement qui pourrait sceller le destin politique de Marine Le Pen. La dirigeante du RN, déjà trois fois candidate à l’élection présidentielle, a annoncé qu’elle prendrait immédiatement sa décision quant à une quatrième candidature dès l’annonce de la sentence, sans attendre un éventuel recours devant la Cour de cassation. « Plus la décision sera rendue tôt, mieux ce sera », a-t-elle glissé à quelques journalistes à l’issue de l’audience de ce mercredi, trahissant une impatience palpable alors que son avenir se joue en quelques semaines.

L’enjeu est de taille. La semaine dernière, les avocats généraux avaient requis contre elle quatre ans de prison, dont trois avec sursis, une amende de 100 000 euros, et surtout cinq ans d’inéligibilité – une peine qui, si elle était confirmée, l’écarterait définitivement de la présidentielle de 2027. « Cette élection rend l’arrêt que vous aurez à rendre vertigineux », a souligné Me Rodolphe Bosselut, son avocat, rappelant à la cour que Marine Le Pen se trouve « à l’orée d’une élection primordiale pour le pays ». Pour la cheffe du RN, la marge de manœuvre est étroite : il lui faut une condamnation limitée à deux ans d’inéligibilité maximum et une peine d’emprisonnement avec sursis pour rester dans la course.

Au cœur du procès, l’affaire des assistants parlementaires européens, accusés d’avoir été rémunérés par des fonds publics entre 2010 et 2016 pour travailler exclusivement au profit du parti – alors Front national – plutôt que pour leurs missions institutionnelles. Onze autres cadres du RN, dont d’anciennes figures comme Bruno Gollnisch ou Wallerand de Saint-Just, sont également mis en cause dans ce dossier, qui a ressurgi comme un symbole des vieilles affaires judiciaires hantant l’extrême droite française. « Cette salle d’audience, où l’on a tant évoqué Jean-Marie Le Pen, pourrait bien devenir le tombeau de mes ambitions », aurait murmuré Marine Le Pen à un proche, selon un témoin présent.

Pourtant, l’ambiance de ce deuxième procès tranchait avec le climat tendu de la première instance. La présidente de la cour d’appel, saluée pour son écoute, a instauré un débat plus apaisé, nourrissant un mince espoir chez les partisans de la dirigeante du RN. « On sent qu’elle a été écoutée, vraiment écoutée », confie un membre de son équipe. Mais l’émotion était palpable : « Son visage a parfois trahi une gravité qui en disait long », note un journaliste. « Elle sait que tout peut basculer. »

Désormais, tout se joue dans l’attente du 7 juillet. Si la cour confirme les réquisitions du parquet, Marine Le Pen sera contrainte de renoncer à 2027, laissant le RN orphelin de sa figure historique à l’aube d’une élection présidentielle cruciale. À l’inverse, une peine allégée lui offrirait une dernière chance de concrétiser sa quête du pouvoir, après trois tentatives infructueuses. « Tout se jouera ce jour-là », résume un cadre du parti. « Soit elle reste dans la course, soit c’est la fin d’une époque. » Entre espoirs et craintes, le RN retient son souffle.

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