Le mouvement d’éleveurs et d’agriculteurs déclenché autour de la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) se poursuit ce jeudi 18 décembre, avec une extension annoncée des actions, notamment vers Bruxelles, sur fond de contestation de l’accord UE-Mercosur. La veille, le ministère de l’Intérieur faisait état de 80 actions sur le territoire, mobilisant 3.600 personnes.
Selon TF1info, les actions de mercredi ont pris des formes variées (blocages routiers et ferroviaires, opérations coups de poing), avec, parmi les faits marquants, un « mur de paille » érigé devant la préfecture de Haute-Vienne à Limoges. En Auvergne-Rhône-Alpes, des perturbations ont aussi été constatées, notamment à Grenoble où le boulevard Joseph-Vallier a été fermé à la circulation lors d’une mobilisation locale, selon Le Dauphiné Libéré.
Jeudi 18 décembre : Bruxelles comme point de convergence
Ce jeudi, l’attention se déplace en partie vers Bruxelles, où une manifestation d’agriculteurs européens est annoncée le jour du sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne. TF1info indique qu’entre 150 et 200 tracteurs doivent partir depuis Baisieux (Nord) en direction de la capitale belge et que la mobilisation vise notamment l’accord UE-Mercosur, accusé par les manifestants de fragiliser des filières agricoles.
Le cadre sanitaire officiel : foyers recensés, vaccination et restrictions
Sur le plan sanitaire, le ministère de l’Agriculture rappelle que la DNC, détectée pour la première fois en France le 29 juin 2025, « n’est pas transmissible à l’Homme ». Le même point de situation indique que 113 foyers ont été détectés entre le 29 juin et le 14 décembre 2025, dans plusieurs départements, et confirme que la stratégie de lutte comprend notamment le « dépeuplement total » des foyers et une vaccination massive obligatoire dans les zones réglementées, prise en charge par l’État.
En Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, le ministère annonce aussi un renforcement du dispositif avec une zone réglementée (ZR6) autour des foyers confirmés début décembre, et une zone vaccinale étendue à plusieurs départements, avec vaccination obligatoire et interdiction de sortie des bovins (sauf abattoir). Des mesures nationales renforcées sont maintenues jusqu’au 1er janvier (dont l’interdiction de rassemblements festifs de bovins).
Sur le terrain, une « cellule de dialogue scientifique » est également évoquée dans la presse régionale en Occitanie, présentée comme un espace de travail pour discuter de protocoles et d’options techniques, dans un contexte où des éleveurs contestent l’abattage total comme réponse unique.
Photo : capture d’écran- TF1 Infos
