samedi 24 janvier 2026
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Marc Fesneau defend la ligne Genevard sur la DNC, appelle a plus de pedagogie et mise sur un compromis budgetaire sous les 5 % de deficit

par Rédaction Figures Publiques
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Invite des « 4 Verites » sur France 2, Marc Fesneau, president du groupe Les Democrates a l’Assemblee nationale et ancien ministre de l’Agriculture, a soutenu la strategie sanitaire engagee contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui touche les bovins. Il valide le principe d’une reponse combinee, vaccination et abattage des troupeaux contamines, tout en pointant une faiblesse majeure selon lui: l’insuffisance de pedagogie aupres des eleveurs depuis les premiers foyers. Il a ensuite deplace l’echange sur deux sujets qui crispent le monde agricole et la majorite: le risque de signature de l’accord UE-Mercosur, auquel il dit s’opposer faute de clauses de sauvegarde, et l’urgence de boucler un budget avant la fin de l’annee, qu’il conditionne a une trajectoire de deficit sous les 5 % et, si necessaire, a l’usage du 49-3.

Sur la crise sanitaire, Marc Fesneau reprend l’argument central de l’executif: la vaccination est indispensable, mais elle ne suffit pas si la maladie progresse, et l’abattage peut s’imposer dans certains cas. Il souligne la gravite potentielle de la DNC en rappelant qu’elle peut entrainer la mort de 5 a 10 % des animaux infectes, et insiste sur la vitesse de diffusion possible via des insectes piqueurs. Son propos vise a justifier le caractere « sacrificiel » des mesures imposees a certains eleveurs, non pas comme une question d’indemnisation mais comme un choc humain. Il explique que l’abattage d’un troupeau, aussi devastateur soit-il, est presente comme un acte de protection pour les exploitations voisines, et donc pour la filiere dans son ensemble, l’objectif final restant l’eradication.

La ou Fesneau marque une inflexion plus politique, c’est sur la methode. Il affirme que l’explication a ete insuffisante « depuis decembre » et que, sur des sujets scientifiques et de sante publique, il ne suffit pas de « decreter » la verite: il faut expliquer, reexpliquer, accepter la contradiction, et faire partager la logique des decisions. Il renvoie une partie de cette pedagogie aux responsables scientifiques et aux veterinaires mobilises sur le terrain, tout en laissant entendre que l’Etat a sous-estime l’ampleur de la defiance et la douleur des eleveurs concernes.

Interroge sur la colere agricole autour de l’accord de libre-echange UE-Mercosur, l’ancien ministre rappelle que la France s’y oppose depuis des annees et soutient que, sans l’action diplomatique d’Emmanuel Macron, l’accord aurait deja pu etre conclu. Son raisonnement est strictement europeen: la decision se joue a 27, donc il ne sert a rien d’etre « un contre 26 », il faut construire une minorite de blocage et embarquer des allies. Il cite des convergences possibles avec une partie des pays de l’Est et l’Italie, et affirme que la ligne francaise reste la meme: sans clauses de sauvegarde solides, certaines dispositions de l’accord ne sont « pas acceptables ».

marc fesneau defend la ligne genevard sur la dnc appelle a plus de pedagogie et mise sur un compromis budgetaire sous les 5 de deficit 2

Puis l’entretien revient a sa casquette parlementaire. Marc Fesneau affirme que le vote du projet de loi de financement de la securite sociale n’est pas totalement boucle au moment ou il parle, mais qu’il reste confiant dans l’issue. Pour le budget de l’Etat, il reprend le mot d’ordre du moment: chercher une « voie de compromis » similaire. Il fixe toutefois une borne claire pour son groupe: ne pas depasser 5 % de deficit, au nom du risque dette-deficit et de la credibilite financiere. Il laisse enfin entendre que, si l’equilibre politique ne se fait pas autrement, le recours au 49-3 « s’impose », presentant cette option comme une sortie institutionnelle possible plutot qu’un passage en force ideologique.

En fin d’echange, Marc Fesneau donne aussi des nouvelles de Francois Bayrou, annonce hospitalise apres une forte grippe. Il se veut rassurant, affirmant que son « ami » va bien et qu’il lui faudra simplement une convalescence, comme cela arrive apres une infection severe.

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