Une vidéo amateur, diffusée ce samedi soir par TF1, révèle l’horreur du lynchage de Quentin, un jeune militant nationaliste de 23 ans, mort des suites de ses blessures. Les images, filmées depuis une fenêtre du 7ᵉ arrondissement de Lyon, montrent une dizaine d’individus cagoulés s’acharner sur lui, alors qu’il gît à terre, inconscient et sans défense.
Un lynchage filmé, une violence insoutenable
Les faits se sont déroulés jeudi soir, aux abords de Sciences Po Lyon, où une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan avait rassemblé des militants d’ultra-gauche et d’extrême droite. Quentin, qui participait à un rassemblement rival, a été pris à partie par un groupe d’une dizaine de personnes, selon les images diffusées.
On y voit les agresseurs, masqués et encapuchonnés, le frapper à coups de pied et de poing alors qu’il est déjà à terre, rue Victor Lagrange. Ses deux compagnons parviennent à s’enfuir, mais Quentin, gravement blessé, reste inanimé sur le sol. Aucun passant n’intervient. Transporté à l’hôpital, il a été déclaré en état de mort cérébrale avant de succomber ce samedi.
Une enquête ouverte, mais aucune interpellation
Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour « coups mortels aggravés » et « violences aggravées par trois circonstances » (préméditation, groupe et arme par destination). Pour l’instant, aucune interpellation n’a eu lieu, malgré l’existence de la vidéo.
« Ces images sont insoutenables. Notre jeunesse mérite mieux que la haine », a réagi Nathalie Perrin-Gilbert, maire (EELV) du 1ᵉʳ arrondissement de Lyon, appelant au calme et au dialogue. « La violence ne doit jamais l’emporter », a-t-elle ajouté.
Un hommage unanime, mais des tensions politiques persistantes
La mort de Quentin a suscité des réactions unanimes de condamnation dans la classe politique lyonnaise, de l’extrême droite à la gauche. Pourtant, l’affaire ravive les clivages sur l’extrémisme violent et la responsabilité des discours radicaux.
Certains élus pointent du doigt l’escalade des tensions entre militants d’ultra-gauche et d’extrême droite, tandis que d’autres appellent à éviter toute récupération politique. « Ce drame doit nous unir contre la barbarie », a déclaré un élu local.
