Le tribunal correctionnel de Nanterre examine ce jeudi 22 janvier le dossier d’une influenceuse, prénommée Jessica, poursuivie pour tentative de chantage à l’encontre de Sébastien Cauet. La prévenue est accusée d’avoir réclamé la somme de 30 000 euros à l’animateur en échange de son silence sur des faits supposés de viol.
Affaire Cauet : 18 mois de prison ferme contre la maître chanteuse embourbée dans ses mensonges.
Pendant plus de cinq heures, une prénommée Jessica a peiné à convaincre le tribunal de Nanterre que ce n’est pas elle qui a tenté de faire payer à Sébastien Cauet 30 000 euros sur fonds de faux témoignages de viol selon une information confirmée le vendredi 23 janvier 2026 par Le Parisien
Les faits remontent au mois de mai 2024. Le soir même de sa mise en examen pour viols et agressions sexuelles, l’animateur avait reçu des messages sur son numéro personnel via l’application WhatsApp. L’autrice des messages exigeait un versement immédiat sur le compte d’une tierce personne, sous peine de transmettre des éléments à la brigade de protection des mineurs et à des personnalités du monde médiatique, dont Cyril Hanouna. Sébastien Cauet avait immédiatement déposé plainte.
L’enquête, confiée à la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP), a rapidement permis d’identifier la titulaire de la ligne téléphonique. Cette dernière, une directrice artistique active sur les réseaux sociaux, nie être l’autrice des messages. Elle soutient avoir prêté son téléphone à une connaissance rencontrée lors d’un tournage télévisé dix ans plus tôt. Selon sa version, cette amie aurait agi à son insu pour dénoncer des faits subis alors qu’elle était stagiaire dans une société de production.
Toutefois, les investigations techniques n’ont pas permis de confirmer l’existence de cette tierce personne dans l’entourage récent de la prévenue. Les enquêteurs ont également relevé que le casier judiciaire de la mise en cause comporte une douzaine de mentions pour escroquerie, vol et abus de confiance. En juin dernier, la défense avait obtenu un renvoi de l’affaire pour mener des recherches complémentaires, mais celles-ci n’auraient apporté aucun élément nouveau.
L’audience de ce jeudi doit permettre à la 18e chambre correctionnelle de confronter les versions et d’analyser la personnalité de la prévenue. Sébastien Cauet est présent au tribunal pour assister aux débats. La justice devra déterminer si les messages de menaces sont imputables à l’influenceuse ou si la piste d’une tierce personne peut être sérieusement envisagée.
