Malgré les interdictions, plusieurs agriculteurs ont convergé dans Paris ce jeudi 8 janvier, tôt dans la matinée, pour mener des actions au pied de la tour Eiffel Et de l’Arc de Triomphe.
Cet événement est terminé.
Dès 6 heures environ ce matin, des dizaines d'agriculteurs sont entrés dans la Capitale, avec pour objectif de manifester et de se faire entendre par le gouvernement. Plusieurs d'entre eux se sont retrouvés devant la tour Eiffel, phares allumés dans la nuit parisienne.
Les tracteurs se trouvent aux pieds de la tour Eiffel. Selon BFMTV, plusieurs actions sont menées ce matin par différents syndicats, la Coordination Rurale, qui est le deuxième syndicat agricole en France. D'autres engins font également route vers Paris.
Selon Justin Losson, co-président de la coordination rurale de Dordogne, répond aux questions de BFMTV : "Nous sommes partis de Dordogne lundi soir. (...) Nos revendications sont toujours les mêmes : on demande un nouveau protocole pour la Dermatose nodulaire, que l'on arrête de tuer des vaches qui sont saines. On demande la vaccination pour l’ensemble des troupeaux français, pour ceux qui le souhaitent et un nouveau contrôle.”
Des dizaines de tracteurs se sont positionnés sur la place de l’Étoile à Paris. D’après BFMTV, des annonces gouvernementales sont prévues demain par le Premier ministre, ce qui interroge sur la poursuite de la pression.
Selon le président de la Coordination rurale de la Charente-Maritime, Hubert Ellie, les agriculteurs doivent continuer à mettre la pression sur le gouvernement : "On avait aussi prévu la date depuis longtemps. Mais surtout maintenir cette pression sur ce gouvernement qui annonce mais n’agit pas. (...) On a du mal à y croire. Cela fait deux ans que l’on manifeste. Il y a deux ans, on était déjà à Rungis, il y avait déjà eu des annonces de faites, mais pas d’actes. On a toujours cette impression aujourd’hui que le gouvernement promet des choses mais ne fait rien. Aujourd’hui, on a besoin d’oxygène pour nos structures, nos filières en agriculture. Sans ça, nos exploitations vont mourir."
Laurent Nuñez "suit très attentivement la situation" assure son entourage à BFMTV. La situation à Paris est suivie de près par les autorités. "Le ministre de l'Intérieur suit très attentivement la situation", assure l'entourage de Laurent Nuñez auprès de BFMTV. Actuellement, une centaine de tracteurs sont dans Paris, mais la plupart sont
Bloqués aux portes de la capitale. Ils sont tous pris en compte par la préfecture de police de la capitale
Des barrages policiers "contournés et forcés" dans la nuit par les agriculteurs. Le ministère de l'Intérieur évoque des risques "totalement inconsidérés" et confirme que 20 tracteurs se trouvent effectivement actuellement dans Paris intra-muros. Les autres tracteurs sont aux portes de Paris. Au creux de la nuit, les militants de la Coordination rurale ont rejoint la capitale par petits groupes de tracteurs. Ces derniers "ont contourné et forcé" les barrages policiers, parfois en prenant des risques "totalement inconsidérés", mis en place en grande couronne et en petite couronne selon la place Beauvau.
Jean-François Copé dit "comprendre" la colère des agriculteurs, mais ne cautionne pas "les blocages et la prise en otage" des Français le maire de Meaux, dit sur BFMTV "comprendre" la colère des agriculteurs manifestant actuellement dans Paris. Toutefois, "ne me demandez pas de cautionner les blocages et les prises en otage de centaines de milliers de Français qui ne peuvent pas aller travailler", ajoute Jean-François Copé.
Le ministre des Transports assure que "beaucoup de tracteurs ne sont pas entrés dans Paris". Les agriculteurs "ne sont pas des délinquants". Invité de Télématin sur France 2, le ministre des Transports Philippe Tabarot déclare que "beaucoup de tracteurs ne sont pas entrés dans Paris" et qu'ils ont été bloqués "tout autour" de la capitale. "Les agriculteurs ne sont pas nos adversaires, ne sont pas des délinquants", affirme-t-il
Pour la France, "il est hors de question de voter pour" le MERCOSUR explique le ministre chargé du Commerce extérieur "Il est hors de question de sacrifier ou de mettre en danger un certain nombre de filières agricoles" en France comme "l'élevage bovin ou la volaille", assure ce matin Nicolas Forissier, ministre chargé du Commerce extérieur sur Franceinfo. "Il est hors de question de voter pour (...) c'est la position constante de la France" , assure-t-il.
Maud Bregeon dénonce une action "illégale" et "pas acceptable" à Paris, le gouvernement "ne laissera pas faire" et fustige la porte-parole Maud Bregeon sur Franceinfo. "Sur l'appel à manifester devant l'Assemblée nationale (...) je n'ai qu'une chose à dire : tout ça est illégal, nous ne laisserons pas faire", poursuit-elle.
La circulation a repris sur l'A13. L'autoroute A13 a été rouverte à la circulation après avoir été bloquée environ trois heures par des agriculteurs dans les deux sens entre la Porte d'Auteuil et Saint-Cloud.
Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, confie en direct sur le plateau de BFMTV : "Oui, c’est interdit, mais on avait fait une demande pour rentrer pacifiquement dans Paris et aller porter nos doléances à l’Assemblée et au Sénat, sur lesquelles on n’a pas eu de réponse, donc effectivement, on y est allés."
Cela fait suite au forçage des barrages policiers par les agriculteurs. "Il a fallu pousser, forcer, être intelligent, coucher des arbres et mettre de la terre sur la route pour empêcher les forces de l’ordre de nous suivre", confie l’un des agriculteurs présents au micro de BFMTV.
Bertrand Venteau se dit "inquiet pour certains de ses collègues qui sont encore en garde à vue, ou dont le matériel a été saisi".
Apolline de Malherbe poursuit en demandant des précisions sur ces arrestations, ce à quoi Bertrand Venteau répond : "C’est tellement diffus que je ne peux pas vous le dire, mais il y en a eu plusieurs. On doit être à peu près à 25 gardes à vue. On a au moins 10 tracteurs qui sont mis en fourrière dans l’Essonne. Il faut que ça cesse. Il faut les libérer. Il faut aussi que ceux qui ont été bloqués puissent aller se laver, se restaurer, être au chaud. Ils sont dans le froid."
Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, explique sur BFMTV que les agriculteurs mobilisés dans la capitale vont "essayer de rester le plus longtemps possible". Toutefois, "les troupes sont fatiguées" après, pour certains, cinq jours de mobilisation. D’ailleurs, "la moitié" sont des éleveurs et leur absence "a des conséquences chez eux", assure le syndicaliste, qui précise qu’ils ne sont pas venus à Paris "pour casser".
"Ce qu’on voudrait surtout, c’est avoir une entrevue avec la présidente de l’Assemblée nationale et le président du Sénat", explique Bertrand Venteau. Le patron de la Coordination rurale dénonce "trop de lois et trop de normes" et des parlementaires qui, depuis 30 ans, ont "tué l’agriculture française".
Le président de la Coordination rurale demande "un moratoire sur les contrôles" dans les fermes jusqu’à 2027. "C’est un signe de changement de cap", estime Bertrand Venteau.
670 agriculteurs mobilisés en Île-de-France avec 109 tracteurs, selon le ministère de l’Intérieur.
11 interpellations ont été recensées vers 14h30 par la préfecture de police de la région parisienne.
18 % des agriculteurs vivent sous le seuil de pauvreté, le manque de revenus étant au cœur de la colère agricole.
Yaël Braun-Pivet reçoit Arnaud Rousseau, de la FNSEA, dans son bureau de l’Assemblée nationale. Elle échangera ensuite avec Stéphane Gallais, porte-parole de la Confédération paysanne, puis avec la Coordination rurale à 15h30. Une autre rencontre est prévue lundi avec le MODEF.
Le président du Sénat Gérard Larcher recevra les syndicats d’agriculteurs présents à Paris ce jeudi après-midi, indique son entourage à BFMTV.
On n’en peut plus" : José Perez, de la CR47, assure que les agriculteurs mobilisés ne partiront pas de Paris "sans réponse".
À la sortie d’un entretien avec la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, il explique que les agriculteurs ne "partiront pas de Paris sans réponse".
"La ministre ne nous a pas dit grand-chose", regrette-t-il, déplorant l’absence "d’engagement" du gouvernement.
"On arrive au bout d’un système. 75 % des structures agricoles sont en difficulté financière, 10 % vont déposer le bilan à la fin de l’année", ajoute-t-il.
Michel Barnier estime que l’accord avec le Mercosur "est d’un autre âge". L’ancien Premier ministre affirme que "le gouvernement doit s’opposer" à l’accord.
"Il faut prendre le temps d’écouter les agriculteurs et agricultrices, de respecter et comprendre cette désespérance. Il y a la question de la dermatose qu’il faut traiter, et le problème du Mercosur, sur lequel il est clair que le gouvernement doit s’opposer", indique-t-il.
LFI "ne cautionne pas" l’hostilité et les insultes contre Yaël Braun-Pivet, tout en partageant les revendications contre le traité avec le Mercosur. Aurélie Trouvé, députée LFI de Seine-Saint-Denis, assure : "Je ne cautionne pas ce qu’il s’est passé. Chaque élu de la Nation doit pouvoir discuter. Nous sommes contre les violences physiques, quelles qu’elles soient."
Le président de la Coordination rurale appelle à "respecter la présidente de l’Assemblée" et attend "des annonces" pour que la mobilisation s’achève.
"Je salue son courage. Je ne veux pas qu’elle se fasse huer parce qu’on ne l’a pas encore rencontrée", déclare Bertrand Venteau sur RMC.
"On sent la tension du monde agricole, mais je ne souhaite pas que ça dérape. Il va falloir des annonces dans notre sens", réclame-t-il.
Laurent Jacobelli, porte-parole du RN, "regrette" l’hostilité et les insultes contre Yaël Braun-Pivet. Laurent Jacobelli, député RN de Moselle, dénonce devant l’Assemblée nationale les "mensonges" d’Emmanuel Macron et de la ministre de l’Agriculture sur le Mercosur. Il appelle au "calme et à la sérénité" lors des rassemblements. L’élu "regrette" l’hostilité et les insultes à l’encontre de la présidente de l’Assemblée nationale. "L’insulte n’est pas une bonne méthode", ajoute-t-il.
"C’est normal que cette colère s’exprime" : les mots de Yaël Braun-Pivet après avoir été chahutée face aux agriculteurs.
"Ils sont en colère, c’est normal que cela s’exprime. Moi, j’ai toujours autorisé les manifestations devant l’Assemblée nationale, c’est la maison du peuple. Les Français ont le droit d’exprimer leur colère. La moindre des choses, c’est que j’aille à leur rencontre. Nous devons être à la disposition et à l’écoute des citoyens, c’est ce que j’ai fait, même si c’est tendu ou qu’ils n’ont pas envie de parler mais plutôt d’exprimer leur colère. Je suis là pour l’entendre", assure-t-elle.
Quelques instants après, la présidente du Palais-Bourbon estime : "Moi, je fais mon travail du mieux que je peux. Je défends nos agriculteurs. C’est une agriculture à laquelle on tient tous terriblement parce qu’elle définit ce qu’est notre pays, ce que fait la France. Il faut continuer à mener le combat. L’Assemblée nationale a exprimé à plusieurs reprises son refus du Mercosur. Il faut continuer jusqu’au bout."
Sifflets et insultes : accueil hostile pour la présidente de l’Assemblée nationale lors de sa rencontre avec les agriculteurs. Yaël Braun-Pivet sort du Palais-Bourbon pour rencontrer les agriculteurs dans un climat particulièrement tendu. Des huées, mais aussi des "démission" et des cris ont été entendus.
Les agents de sécurité de la présidente de l’Assemblée nationale ont également protégé son visage, craignant un jet de projectile.
Elle annonce recevoir à 14 heures les différentes organisations syndicales.
L’UDR veut se "battre" contre le Mercosur, "une honte absolue". Bartolomé Lenoir, député UDR de la Creuse, a été filmé en train d’échanger avec des agriculteurs dans leur tracteur. Ce dernier assure qu’il est "venu écouter les agriculteurs" rassemblés devant l’Assemblée nationale.
"Je suis venu leur dire que nous allons nous battre contre le Mercosur, qui est une honte absolue", ajoute l’élu au micro de BFMTV.
Yaël Braun-Pivet va venir à la rencontre des agriculteurs rassemblés devant l’Assemblée nationale (info BFMTV). La présidente de l’Assemblée nationale va venir à la rencontre des agriculteurs de la Coordination rurale présents devant le Palais-Bourbon, a appris BFMTV de sources concordantes. Une première rencontre, qui devrait se faire sous peu au cours de la matinée. Yaël Braun-Pivet recevra aussi, dans la journée, les syndicats agricoles.
La ministre de l’Agriculture en appelle au "calme" tout en reconnaissant des revendications "légitimes" des agriculteurs. Annie Genevard tente, sur X, de faire redescendre la pression alors que "des manifestations d’agriculteurs ont lieu dans plusieurs villes, dont Paris".
La ministre de l’Agriculture, qui estime que les "inquiétudes et revendications exprimées sont légitimes", appelle les agriculteurs mobilisés "au maintien du calme, au sens des responsabilités et au dialogue".
"Avec le Premier ministre, nous échangeons depuis plusieurs jours avec l’ensemble des syndicats agricoles. Le dialogue est constant et il se poursuit", assure-t-elle.
"Nous aimons nos arbres" : Anne Hidalgo dénonce l’abattage d’au moins un arbre protégé dans le 16e arrondissement. La maire de Paris dit avoir "appris avec consternation".
"La colère et le droit de manifester n’autorisent pas un tel acte. La nature a ses droits. Nous aimons nos arbres, bien commun des Parisiens, et nous les protégeons", ajoute Anne Hidalgo.
"Le Mercosur, c’est plié" : le patron de la Coordination rurale déplore que les agriculteurs n’aient "pas été consultés" sur l’accord. Sur BFMTV, Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, dénonce le fait que les agriculteurs n’aient "pas été consultés" sur l’accord de libre-échange entre l’UE et l’Amérique du Sud et promet "un discours de vérité" à ses adhérents.
"Tout ce qui va se passer derrière en termes de règles de réciprocité, ce n’est que du vent", fustige-t-il.
Emmanuel Macron a décidé de voter contre l'accord de libre-échange entre l'UE et le Mercosur, a appris France Inter de sources concordantes, jeudi 8 janvier, alors qu'un vote a lieu vendredi à Bruxelles. Le président français a informé de sa décision la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, jeudi, selon ces mêmes sources.
Lors d’un point presse tenu jeudi 8 janvier sur la mobilisation agricole, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a fait état de 67 actions recensées à l’échelle nationale, mobilisant environ 2 200 agriculteurs et 625 tracteurs dans 39 départements.
À Paris, malgré les dispositifs de contrôle mis en place en amont, plusieurs convois ont réussi à accéder à la capitale. Selon le ministre, près d’une centaine de tracteurs sont parvenus à entrer dans Paris, une quarantaine étant actuellement positionnée place de l’Étoile, tandis qu’environ soixante restent immobilisés aux abords de la capitale.
Le président de la Coordination rurale a appelé les autorités à permettre le départ des convois agricoles. Bertrand Venteau a demandé jeudi au ministère de l’Intérieur la suppression des amendes, la levée des gardes à vue et la restitution des tracteurs placés en fourrière, afin que les agriculteurs mobilisés depuis le petit matin puissent rentrer se reposer.
Depuis un tracteur, à l’issue de son entretien avec Yaël Braun-Pivet, le responsable syndical a regretté l’absence de reconnaissance du rôle des agriculteurs, jugeant la situation "inacceptable". Bertrand Venteau a également prévenu que le mouvement restait mobilisable et prêt à revenir si aucune réponse concrète n’était apportée.
S’exprimant depuis un tracteur devant les agriculteurs rassemblés aux abords de l’Assemblée nationale, Bertrand Venteau a prévenu qu’il ne s’avancerait sur aucune annonce à l’issue des échanges en cours. Il a insisté sur la nécessité, pour les manifestants, de pouvoir quitter Paris afin de se reposer, évoquant une situation de blocage devenue intenable dans la capitale.
La préfecture de police de Paris indique que 11 personnes ont été interpellées depuis ce matin en Île-de-France, ainsi que 65 verbalisations et 12 placements de véhicules en fourrière. Elle précise que ces faits n’ont pas eu lieu dans Paris intra-muros.
Dans le cadre de la mobilisation agricole nationale, des actions se poursuivent dans plusieurs régions, notamment dans le Sud-Ouest, où des blocages de routes et perturbations sur autoroutes sont toujours en place. À Fos, à la frontière franco-espagnole, les agriculteurs se sont à nouveau réunis ce soir et pourraient rétablir un barrage filtrant dans les prochaines heures, en attendant une réponse du préfet à leurs revendications déposées aujourd’hui.
En dehors de Paris, des actions de blocage et rassemblements d’agriculteurs se poursuivent dans plusieurs régions dans le cadre de la mobilisation contre l’accord UE-Mercosur et les politiques agricoles jugées insuffisantes. Des convois de tracteurs ont notamment bloqué des axes autour de Toulouse et sur d’autres grandes liaisons routières, où des barrières agricoles ralentissent le trafic, selon des sources locales. Parallèlement, des groupes de manifestants ont organisé des points de rassemblement avec leurs engins autour de pôles urbains importants, reflétant une mobilisation qui dépasse désormais la seule capitale et s’étend à l’échelle nationale.
Des membres de la Coordination rurale 55 ont poursuivi leur mouvement ce jeudi 8 janvier en Meuse, malgré les arrêtés préfectoraux interdisant les convois agricoles. Une centaine d’agriculteurs meusiens s’est mise en route vers la capitale, tracteurs et véhicules légers, en soutien à la mobilisation nationale et pour porter leurs revendications, notamment sur la gestion sanitaire des élevages et les restrictions jugées incohérentes. Ancien point de rassemblement reporté entre Clermont-en-Argonne et Les Islettes, ils ont fait une pause avant de repartir vers Paris
Des agriculteurs se sont rassemblés ce jeudi en Haute-Garonne, avec des actions menées autour de Toulouse et sur plusieurs axes périphériques. Selon les organisations agricoles locales, des convois de tracteurs ont mis en place des ralentissements et des opérations symboliques, sans volonté d’affrontement, pour soutenir la mobilisation nationale et dénoncer la pression économique, les normes jugées excessives et l’accord UE-Mercosur. Le mouvement pourrait se poursuivre en soirée en fonction des annonces attendues au niveau national.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a dit en conférence de presse qu’il n’a pas souhaité disperser les agriculteurs mobilisés à Paris, même si la manifestation n’était pas déclarée. Il a rappelé avoir proposé des solutions d’accueil, non acceptées par la Coordination rurale.
Des agriculteurs de la Coordination rurale ont réussi tôt ce matin à faire entrer une centaine de tracteurs dans Paris, jusqu’aux abords de l’Arc de Triomphe, de la Tour Eiffel et autour de l’Assemblée nationale, malgré les dispositifs de contrôle.
Les protestations contre le traité Mercosur se prolongent ce jeudi soir, avec des tracteurs toujours stationnés dans plusieurs quartiers centraux de Paris et une forte présence policière pour éviter tout débordement. Les agriculteurs continuent de réclamer des réponses politiques claires sur l’avenir du secteur et l’impact des accords commerciaux.
Selon les dernières informations, les tracteurs quitteraient progressivement la capitale après une longue journée de mobilisation.
