Six personnes, dont un mineur, sont présentées ce jeudi 11 février devant le Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco). Elles sont soupçonnées d’avoir participé à l’enlèvement et à la séquestration d’une magistrate de 35 ans et de sa mère de 67 ans. Les victimes ont été retenues durant une trentaine d’heures avant d’être retrouvées vendredi dernier dans un garage à Bourg-lès-Valence, dans la Drôme.
Le rapt s’est déroulé dans la nuit du mercredi 4 au jeudi 5 février à Saint-Martin-le-Vinoux, près de Grenoble. Les ravisseurs ont ciblé la magistrate en raison des activités professionnelles de son compagnon, associé dans une start-up spécialisée dans les cryptomonnaies. Selon le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, une rançon équivalente à plus d’un million d’euros en bitcoin avait été exigée. Le compagnon de la magistrate avait reçu un message de menace accompagné d’une photo de sa compagne jeudi matin, peu après avoir constaté la disparition des deux femmes.
L’enquête, menée par la Police judiciaire et l’Office central de lutte contre la criminalité organisée (OCLCO), a permis l’interpellation de cinq suspects entre samedi et dimanche dans la région lyonnaise. Un sixième individu, mineur, a été arrêté dimanche après-midi. Deux des mis en cause ont été appréhendés alors qu’ils tentaient de prendre un bus pour l’Espagne. D’après les premiers éléments de l’enquête, ces jeunes individus, âgés de 18 à 20 ans pour les majeurs, auraient été recrutés via les réseaux sociaux pour le compte d’un commanditaire.
Les victimes, qui présentent des hématomes et des blessures légères, ont été prises en charge à l’hôpital. La magistrate s’est vu prescrire 15 jours d’incapacité totale de travail (ITT). Ce dossier illustre la recrudescence de la « crypto-violence » en région Auvergne-Rhône-Alpes, après un enlèvement similaire survenu à Voiron en janvier dernier. Le Pnaco, nouvelle instance judiciaire installée en janvier 2026 pour lutter contre le grand banditisme, est désorm
