Face à la chute brutale des températures en cette fin décembre, plusieurs préfectures ont activé mercredi 24 décembre le plan « grand froid » dans de nombreux départements. L’objectif est clair : mettre à l’abri les personnes les plus vulnérables, grâce à un renforcement des maraudes, l’extension des horaires d’accueil de jour, l’ouverture de places d’hébergement d’urgence et, si nécessaire, le recours à des nuitées hôtelières.
Dans le Grand Est, les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin, de Meurthe-et-Moselle, des Vosges et de l’Aube ont activé le niveau 1 du plan. Des maraudes supplémentaires, une attention particulière portée aux femmes seules, ainsi qu’un élargissement des horaires des structures d’accueil ont été mis en œuvre. À Strasbourg, 13 nouvelles places d’hébergement ont été ouvertes, dont 5 pour les femmes isolées. À Troyes, les maraudes de la Croix-Rouge sont renforcées jusqu’à minuit.
Dans les Hauts-de-France, la Somme passe directement en niveau 2. La préfecture annonce 30 nouvelles places, dont 20 pour des familles. Dans le Nord, 385 places supplémentaires ont été déployées dans sept communes (Dunkerque, Cambrai, Douai, etc.). Dans le Pas-de-Calais, les 1 426 places existantes sont complétées par des nuitées hôtelières activables dans tous les arrondissements. Un dispositif spécifique a également été lancé pour la population migrante à Calais.
En Normandie, les départements de l’Orne, du Calvados et de la Manche activent à leur tour le niveau 1. Les maraudes, souvent menées par la Croix-Rouge, sont renforcées et accompagnées de distributions de couvertures et de produits de première nécessité.
En Pays de la Loire, la Mayenne ouvre 20 places d’hébergement supplémentaires à Laval et se tient prête à mobiliser des chambres d’hôtel si besoin. Deux accueils de jour étendent leurs horaires dans la ville.
Partout, les préfectures rappellent que le 115 reste le numéro de contact pour signaler une personne en détresse ou solliciter une mise à l’abri. Le ministère de l’Intérieur demande aux opérateurs de veille sociale de maintenir une vigilance active jusqu’à la fin de la vague de froid.
