samedi 17 janvier 2026
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Fin des avantages « à vie » : 24 policiers et 24 chauffeurs retirés aux anciens Premiers ministres et ministres de l’Intérieur

par Rédaction Figures Publiques
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Vingt-quatre policiers et vingt-quatre chauffeurs ont été retirés à d’anciens Premiers ministres et ministres de l’Intérieur depuis le 1er janvier, a indiqué Matignon à l’Agence Radio France, confirmant une information de BFMTV. Cette mesure fait suite à l’annonce formulée mi-septembre par le Premier ministre Sébastien Lecornu, visant à mettre fin aux dispositifs de protection et de transport accordés de manière automatique et illimitée aux anciens membres du gouvernement.

Selon les précisions communiquées par Matignon, cette réorganisation concerne à la fois les anciens chefs de gouvernement et les anciens ministres de l’Intérieur. Pour les anciens Premiers ministres, onze officiers de sécurité et onze conducteurs ont été libérés. S’agissant des anciens ministres de l’Intérieur, treize officiers de sécurité et treize conducteurs ont été retirés.

Les personnalités concernées, parmi lesquelles figurent notamment Jean-Marc Ayrault, François Fillon ou encore Jean-Pierre Raffarin, ont été informées par courrier de la fin de ces avantages dits « à vie », selon les informations recueillies par franceinfo auprès de Matignon.

Une protection désormais limitée dans le temps

Désormais, les anciens Premiers ministres bénéficient d’une voiture avec chauffeur pendant une durée de dix ans après la fin de leurs fonctions, contre une attribution sans limite de durée auparavant. En matière de protection policière, celle-ci est désormais fixée à trois ans pour les anciens Premiers ministres et à deux ans pour les anciens ministres de l’Intérieur.

Au-delà de ces délais, une protection ne peut être maintenue qu’en cas de menace avérée. Cette évaluation est réalisée par les services spécialisés de la direction générale de la police nationale, a précisé le ministère de l’Intérieur.

Une logique de rationalisation des moyens

Contacté par franceinfo, le ministère de l’Intérieur, également appelé Beauvau, souligne que cette réforme ne vise pas à supprimer toute protection, mais à adapter les dispositifs à la réalité des risques. « L’objectif poursuivi n’est pas la suppression de toute protection, mais la rationalisation de l’usage des dispositifs existants », indique le ministère, évoquant une exigence de proportionnalité et de bonne gestion des ressources publiques.

Selon franceinfo, certains anciens responsables politiques continuent de bénéficier d’une protection en raison de menaces identifiées. C’est notamment le cas de Manuel Valls, Bernard Cazeneuve ou Christophe Castaner. L’ancien Premier ministre Édouard Philippe, candidat déclaré à l’élection présidentielle, conserve également un dispositif de protection, la notoriété étant considérée comme un facteur de risque potentiel par les services de l’État.

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