La mort d’Alex Pretti, un infirmier en réanimation abattu par des agents fédéraux à Minneapolis le samedi 24 janvier, provoque une onde de choc internationale. Ce décès intervient trois semaines après celui de Renee Good, une autre citoyenne américaine tuée dans des conditions similaires, aggravant les tensions autour des opérations de la police de l’immigration (ICE) sous l’administration Trump. En France, plusieurs acteurs politiques et syndicaux ont pris la parole pour dénoncer une dérive sécuritaire.
Le Syndicat National des Professionnels Infirmiers (SNPI) a réagi vivement par voie de communiqué. L’organisation souligne que quand un infirmier est abattu, c’est l’État de droit qui vacille et dénonce une intensité de feu injustifiée sur un soignant alors qu’il était, selon plusieurs vidéos de témoins, immobilisé au sol. Pour le syndicat français, ce drame dépasse les frontières américaines et constitue un signal mondial inquiétant sur la sécurité des citoyens et des personnels de santé dans les contextes de manifestations.
Sur le plan politique, l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a évoqué la situation lors d’un entretien accordé à La Tribune Dimanche ce 25 janvier. Tout en déplorant que la France ne soit pas gouvernée selon ses termes, il a pointé du doigt les tragédies de Minneapolis comme le signe d’une escalade de la violence. Par ailleurs, un rassemblement citoyen est organisé ce lundi 26 janvier à 18h sur l’esplanade de l’Académie des sciences morales et politiques à Paris. Cette mobilisation vise à protester contre la venue de Peter Thiel, mais s’inscrit également en solidarité avec le mouvement populaire de Minneapolis consécutif à la mort d’Alex Pretti.
Les circonstances du décès restent contestées. Si le Département de la Sécurité intérieure (DHS) affirme que l’infirmier était armé, des vidéos diffusées par les médias américains et analysées par le service de presse de France 24 montrent Alex Pretti agenouillé, les mains levées pour protéger une femme projetée à terre, avant d’être la cible d’une dizaine de tirs. Aux États-Unis, des figures démocrates comme Barack Obama et Bill Clinton ont appelé à un sursaut pour protéger les valeurs démocratiques, tandis que la tension sur place reste maximale.
