dimanche 15 février 2026
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Budget 2026 : le gouvernement engage sa responsabilité à l’Assemblée nationale

par Stéphane Milando
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Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé, ce lundi en Conseil des ministres, qu’il engagerait ce mardi la responsabilité du gouvernement devant l’Assemblée nationale afin de faire adopter le projet de loi de finances pour 2026. Cette décision intervient après l’échec des négociations parlementaires visant à dégager une majorité sur le texte budgétaire.

Concrètement, le recours à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution permet l’adoption du projet de loi sans vote, sauf si une motion de censure est déposée et adoptée. Le chef du gouvernement a expliqué ce choix lors d’une conférence de presse tenue à l’Élysée, évoquant une décision prise « avec regret et amertume ».

Le 3 octobre dernier, Sébastien Lecornu avait indiqué vouloir éviter le recours au 49.3, affirmant alors que « chaque député devait pouvoir prendre ses responsabilités ». Trois mois plus tard, il a reconnu que les conditions politiques n’étaient plus réunies pour permettre l’adoption du budget par un vote classique.

Sans employer explicitement l’expression « 49.3 », le Premier ministre a parlé d’un « engagement de la responsabilité du gouvernement », estimant que la situation conduisait à un résultat qu’il a qualifié de « demi-succès ou demi-échec ». Il a notamment insisté sur la nécessité d’éviter une situation de blocage budgétaire.

Du côté du Parti socialiste, les négociations menées ces dernières semaines sont présentées comme ayant permis plusieurs avancées. Le secrétaire général du PS, Pierre Jouvet, a indiqué que son groupe ne voterait pas les motions de censure à venir, déposées par La France insoumise et le Rassemblement national. Ces motions doivent être examinées au cours des deux prochaines semaines.

Le bloc central, en revanche, exprime des réserves sur le contenu du budget. Plusieurs députés estiment que les concessions accordées aux socialistes se traduisent par un niveau d’économies jugé insuffisant et une pression fiscale accrue. Pour autant, aucune formation du bloc central n’a indiqué son intention de soutenir une motion de censure.

Lors du Conseil des ministres de ce lundi, le président de la République, Emmanuel Macron, a salué un budget qui, selon ses propos, « permet au pays d’avancer ». L’exécutif souligne que l’adoption du projet de loi de finances est indispensable au financement des politiques publiques, notamment des crédits supplémentaires prévus pour les armées.

Sauf adoption d’une motion de censure, le projet de loi de finances pour 2026 sera donc considéré comme adopté dans les prochains jours, ouvrant une nouvelle séquence politique à l’Assemblée nationale.

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